L'HERITAGE HISTORIQUE - ÉLEMENTS D'HISTOIRE


L'occupation humaine à Valdivienne est très ancienne et assez bien documentée, notamment d'un point de vue archéologique. 
On retrouve ainsi des traces d'occupation dès le Paléolithique ancien (avant 12 000 avant Jésus-Christ, également appelé « l'Âge de Pierre ») entre « Le Temple » et « Cubord rive Ouest », sur la terrasse alluviale située à la confluence de la Dive et de la Vienne.
Au Néolithique (fin de la période préhistorique, début de la Protohistoire, entre 6 500 et 3 950 avant JC), des traces d'occupation humaine ont été relevées autour des lieux-dits « Le Moulin Milon », « La Pétusière », « La Tombe au Cornemuseux », « Mirevau », « Chabanne », « La Sauzère », « Le Peu » et « La Garenne ». Tous ces lieux-dits ont en commun d'être situés à proximité immédiate de la Vienne.
De la même période mais plus en retrait par rapport à la Vienne, on retrouve plusieurs sites funéraires au Nord-Est de « Cubord » autour des lieux-dits « Le Maupas » et « Le Chiron Vollat ». 
Pendant les périodes de l'Âge de Bronze (entre 3 750 et 2 700 avant JC) et de l'Âge du Fer (entre 2 700 avant JC et le début de notre ère), les traces d'occupation humaine sont relevées à « La Vitrerie », « Le Temple », « Croix Chartier », « Claireau », « Le Moulin Brault », « La Prunerie », « Cubord » et « La Tombe au Cornemuseux ». Un tumulus est par ailleurs identifié à « La Bataillerie ».
Durant l'Antiquité, l'occupation humaine sur les territoires qui formeront par la suite Valdivienne est beaucoup plus marquée. Toulon prend ainsi une importance particulière, comme en témoigne la construction d'un aqueduc gallo-romain au Ier ou au IIème siècle . La Société de recherches archéologiques de Chauvigny, qui s'est intéressée à l'ouvrage depuis 1976, estime que la source se situerait dans la Vallée des Hauts au niveau du « Pré de la Bassie ». L'ouvrage remonte ensuite vers « Les Herbages », suit la rive droite de la Dive et traverse « Claireau ».
Là, il franchit la Dive de manière aérienne (portion aujourd'hui détruite) comme en témoigne la toponymie, au Nord de « Claireau », au lieu-dit « Le Pontreau » et sa situation à 4 mètres au-dessus du niveau du cours d'eau. Desservant Toulon et « Le Temple », l'ouvrage avait une longueur totale estimée de 2 500 mètres.
Des villas gallo-romaines sont construites à « Mazère », « La Barillonnerie » et « Percloux », À « Bonneuil », en rive Ouest de la Vienne face à Saint-Martin la Rivière, c'est un édifice fortifié qui a été identifié (camp romain).
Des édifices cultuels de l'Antiquité ont également été repérés. Entre « Le Temple » et « La Moutte », au niveau du lieu-dit « La Pièce de la Corde », c'est un sanctuaire païen qui a été identifié. À « La Vitrie », au Nord de Saint-Martin la Rivière, en rive Ouest, était situé un fanum, c'est-à-dire un temple gallo-romain ou britto-romain, de plan carré et de tradition indigène, caractéristique de la moitié Nord-Ouest de l'Empire. Construits généralement sur les ruines de sanctuaires païens, les fanums ont perduré jusqu'au Vème siècle où ils sont tombés en désuétude.
Plus globalement, on retrouve des traces d'occupation humaine à l'époque gallo-romaine autour des lieux-dits « Saint-Grué », « Les Roches », « Bois de Mortomé », « Le Chambon », « Les Charbonnières », « Fondeuil », « Bois de la Cosse », « Le Moulin à Foulon », « Le Gaschard », « Piché », « Le Charrault », « Champ de la Loge », « La Christopherie », « Pièce de la Cueille », « Pièce de la Bonde », « Pièce de Malle », « Bois Bonhomme » et « Les Fournioux ». Si la majeure partie des constructions d'importance (villas, lieux cultuels...) restent situés en vallée de la Vienne, le développement du génie civil romain a permis l'implantation humaine plus en retrait des lieux d'accès à l'eau, notamment autour de l'axe qui devait relier la bourgade Toulon/Le Temple à Tercé.
Au Haut Moyen-Âge, le développement du culte catholique va constituer la structuration du territoire telle que nous la connaissons actuellement. Le maillage des paroisses et l'édification d'églises ou de prieurés, accompagnées généralement d'ouvrages défensifs, d'ateliers artisanaux et d'activités agricoles ou maraîchères, va justifier la concentration de la population autour des quatre bourgs qui formeront par la suite Valdivienne. Ces regroupements sont également encouragés par la structuration féodale de la société en fiefs, généralement organisés autour d'anciennes villas d'importance.
C'est le cas notamment pour Saint-Martin la Rivière. Une « villa Saint-Martin, en Pays poitevin, dans la Viguerie de Ranciac » est citée dès 924 au Chapitre de Saint-Hilaire de Poitiers. La viguerie est le territoire de juridiction du viguier, magistrat administratif et rural à l'époque carolingienne. Cette viguerie, dont le chef-lieu reste inconnu, s'étendait de Saint-Martin la Rivière à Lurais (Indre) .
Le développement le plus important à l'époque féodale est celui de Morthemer, qui n'avait pourtant pas ou très peu connu d'occupation préhistorique ou antique. La localisation du site paraît principalement défensive, en retrait par rapport à la vallée de la Vienne et donc à l'abri d'attaques fluviales, et comme en témoigne également la situation en hauteur du donjon de Morthemer par rapport à la vallée de la Dive.
Les Seigneurs de Morthemer appartenaient à la famille des Vicomtes de Châtellerault . Leur nom est cité dès 1054 et, en 1066, Raoul de Mortemer s'illustre à la Bataille de Hastings aux côtés de Guillaume le Conquérant. Son nom est cité dans l'église de Dives (Calavados), point d'embarquement de la conquête, avec le nom des autres compagnons de Guillaume.
En 1097, une charte de l'Abbaye Saint-Cyprien de Poitiers qualifie Morthemer de Châtellenie sous le nom Castellania Mortemari.
Les églises Notre-Dame de Morthemer et de La Chapelle-Morthemer sont, elles aussi, anciennes. La première est citée dès 1110 et devient un Archiprêtré rayonnant sur un large territoire religieux à l'Est de Poitiers. La seconde est citée dans une charte de l'Abbaye de Nouaillé dès 1095. Toutes deux sont d'architecture romane et probablement des XIème et XIIème siècles.
De nombreux fiefs mineurs voient le jour sur l'actuelle commune de Valdivienne. Ils dépendent, en grande partie, de la Châtellenie de Morthemer, qui sera érigée en Baronnie dès 1428, et, pour ceux qui sont au Nord du territoire, de la Baronnie de Chauvigny. À cette époque, on dénombrait 28 fiefs dans la mouvance de Morthemer. La multiplicité des demeures nobles, des châteaux et des édifices religieux liés aux quatre paroisses qui ont fusionné explique la richesse archéologique et patrimoniale très importante de la commune.
On peut citer notamment, parmi les édifices et lieux à forte valeur historique et patrimoniale :
› Le Château de Saint-Martin (XVIIème siècle),
› Le domaine rural de Bonneuil (même siècle),
› Le Château du Poiron (XVIème et XVIIIème siècles, mentionné dès 1457),
› Le Château de Coulbré (mentionné en 1733 sous le nom « Coulbray »),
› Le fief de Cléré (ou Clairé, mentionné dès 1310 et dont il subsiste une ferme),
› L'église Saint-Hilaire de Toulon (XIème et XIIème siècles),
› Le Château de Peu-Gauvin (mentionné dès 1465 sous le nom « Puy Gauvin »),
› L'église et l'ancien presbytère de Salles,
› La maison ancienne de Chanteloube (dépendant du fief du même nom, cité dès 1467),
› L'ancien Prieuré de Cubord (XIIème siècle, cité dès 1260 sous la forme « Cubort »),
› La Tour de Fressine (XVème siècle, le fief du même nom étant cité dès 1407),
› Le Château de Traineau (XVIème et XVIIème siècles, cité dès 1404),
› L'église Notre-Dame de Morthemer,
› Le Château de Morthemer,
› L'Aumônerie de Morthemer, ancienne maladrerie (XVème siècle),
› La Tour de Cognac (XIème siècle),
› L'église Notre-Dame de La Chapelle-Morthemer,
› Le Château de La Donalière (XVème et XVIIème siècles),
› Le domaine de Bourpeuil (XVIIIème siècle, mentionné dès 1453).
› Le cimetière de Montierneuf où se situe une croix hosannière du XIIème siècle.
Une partie de ces éléments est classée au titre des monuments historiques (cf. partie « patrimoine bâti » ci-après). Ces lieux bâtis remarquables sont complétés par un nombre important de maisons ayant conservé des éléments intéressants de leur édification au Moyen-Âge ou dans la période pré-révolutionnaire (structures de remparts, cheminées, fenêtres ouvragées, façades, etc.). La richesse architecturale peut encore être observée en parcourant les lieux les plus anciens de la commune.
Au Moyen-Âge se développe également à Valdivienne l'exploitation de carrières. Si l'activité est d'abord artisanale par rapport à ce qu'elle sera aux XIXème et XXème siècles, l'importance médiévale des carrières n'en est pas moins significative.
L'extraction de pierre a également dû développer une activité d'extraction métallurgique puisque plusieurs ferriers ont été repérés au « Bois de Mazère » (époque gallo-romaine), au « Bois de Traineau » et aux « Thibaudries » (époque indéterminée pour ces deux derniers). Un ferrier est un monticule composé de déchets ou de scories issus de la production du fer (charbon de bois, cendres, argiles cuites, restes de minerais...). De Longuemar (1870) signale que les calcaires dolomitiques étaient extraits pour servir de fondant (ou « castine ») aux forges de Verrières (6 kilomètres au Sud de Valdivienne). Les pisolithes et concrétions d'oxyde de fer des formations éocènes et plio-quaternaires étaient exploitées pour l'industrie métallurgique locale. Cette ancienne activité, qui remonterait aux Gaulois, est marquée dans les sols par la présence de déchets de forges et fourneaux » .
Deux ateliers de terre cuite architecturale, au « Noyer à l'Oiseau » (Haut Moyen-Âge) et à « Mallée » (époque plus récente), ainsi qu'un atelier de potier à « La Maison Neuve » complètent l'activité artisanale de la commune à cette époque.
La Carte de Cassini (en page suivante), à travers la toponymie, montre bien les lieux d'habitat sur les paroisses qui composeront par la suite Valdivienne. La répartition de la population est d'ores et déjà organisée dans sa forme actuelle.
Les avancées de la Révolution française sont accueillies favorablement dans les communes qui ont formé Valdivienne. Elles plantent ainsi chacune un arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Dans chaque commune, il devient le lieu de ralliement des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux à Saint-Martin-la-Rivière le 1er Novembre 1793. Au moment de la réaction royaliste, celui de La Chapelle-Morthemer est scié. Les troubles liés à cette période sont, somme toute, assez mineurs, ce qui explique sans doute, pour partie, le bon état de conservation du patrimoine sur le territoire communal.
Parmi les développements qu'a connus la commune à l'ère industrielle, on peut citer la construction de la ligne de chemin de fer Châtellerault/Bouresse. C'est après la fin de la Première Guerre mondiale que le tronçon Chauvigny/Bouresse (illustration en page suivante), commencé en 1908, est mis en service (8 Août 1922).
Contrairement aux idées reçues, cette ligne n'avait pas vocation au transport industriel mais à la circulation de tramways à vapeur le long de la vallée de la Vienne servant aux populations, aux engrais et, parfois, aux récoltes.
La ligne, exploitée par la Compagnie des Voies Ferrées du Poitou (VFEP), a perduré jusqu'en 1933. Déficitaire, la compagnie en a abandonné l'exploitation. Les rails ont été déposés et les stations mises aux enchères entre 1934 et 1936. Une partie de ces voies a été exportée en Éthiopie. Les terrains déclassés et débarrassés des voies ont été revendus à l'amiable, le plus souvent à leurs anciens propriétaires.
Il est à noter que Valdivienne comportait trois gares (Saint-Martin la Rivière, Salles-en-Toulon et Morthemer) et une halte à Cubord. C'est à cet endroit que la ligne franchissait la Vienne, sur un pont construit au XIXème siècle à cet effet. Heureusement adapté en largeur au trafic routier, il a pu perdurer à l'arrêt de l'exploitation des tramways. Il a été profondément remanié au XXème siècle pour l'adapter aux normes poids-lourds.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait les anciennes communes de Salles-en-Toulon et de La Chapelle-Morthemer, du 22 Juin 1940 au 1er Mars 1943, laissant les bourgs des deux communes en zone libre, avec la plus grande partie de leur territoire.
Le maire de Salles, Henri Couillaud, est relevé en 1941 pour « hostilité à la Révolution nationale ».
La commune de Valdivienne est créée en 1969 par la fusion de Morthemer, Salles-en-Toulon et Saint-Martin-la-Rivière. La commune prend alors le nom de Valdivienne en contraction de « vallées de la Vienne et de la Dive ». La Chapelle-Morthemer rejoint la nouvelle commune l'année suivante en tant que commune rattachée. Ce n'est qu'en 2013 qu'elle fusionnera avec Valdivienne.
 
Le château de Morthemer
Donjon XIIe siècle
Le château est inscrit comme Monument Historique depuis 1927 d'abord pour le donjon, puis pour l'ensemble des bâtiments depuis 2008.
Le château date du XIIe siècle. Mais il a fait l'objet d'une restauration abusive par l'architecte Boeswillwald, disciple de Viollet-le-Duc au XIXe siècle.
Les anciennes maisons de Morthemer
Des maisons anciennes des XVe et XVIe siècles sont visibles dans le village tant rive droite que rive gauche, notamment autour de l'église, rue Chandos.
Les maisons situées aux 15-17 rue de l'Aumônerie sont inscrites comme Monument Historique depuis 2008 pour leur décoration intérieure.
La Demeure de Rochefort, propriété privée, est une des plus anciennes maisons de Morthemer. Elle abrite des peintures murales religieuses du XVème siècle : le franchissement des eaux par Saint Christophe portant l'Enfant Jésus ; la Déposition du Christ entouré de la Vierge et Marie-Madeleine ; une troisième peinture, de style différent, montre un garde armé d'une lance.
Château de la Donalière
C'est un château qui date du XVIIe siècle et qui a été remanié au XXe siècle.
Autour d'une cour presque carré, des bâtiments disparates de toutes les époques ont été construits et présentent peu d'intérêt. Toutefois, en face de l'entée située à l'ouest, des constructions anciennes forment le coté est. A l'angle nord-est, une grosse tour cylindrique contenait un pigeonnier. La tour est en petit appareil de maçonnerie soignée. Elle servait également à la défense du site car elle conserve deux embrasures rondes utiles pour le tir de flanquement à l'est et au nord pour de petites armes à feu.
Le manoir de la Touche-Barrault
C'est un édifice qui date de 1663. Il a été réhaussé d'un étage au XIXe siècle.
L'accès à la cour se fait par un porche à portes charretière et piétonne couverte en plein cintre selon un principe courant en Poitou. Le corps principal de la construction forme un rectangle à cinq travées. Il est flanqué aux extrémités de petits  pavillons. L'ensemble est couvert d'ardoises. La façade sur le jardin est desservi par un bel escalier de pierre à volée simple. Cet escalier est décoré d'une belle rampe en fer forgé.
Le chateau du Poiron
Le domaine est mentionné dès 1457 sous le nom "d'hébergement du Puoéron".
Le domaine est clôturé d'une enceinte rectangulaire, d'environ 100 mètres de côté, constituée de murs dont la hauteur ne dépasse pas 2,50 à 3 mètres mais qui ont pu être découronnés. L'enceinte est cantonnée de tours rondes. La courtine Est, qui longe le chemin de la "Beltière", est flanquée en son milieu d'une tour sans toiture qui a dû être découronnée.
A l'angle Sud-est du domaine se trouve une chapelle rectangulaire (photo ci-contre) qui date du XVIème siècle ou, au plus tard, du début du XVIIème siècle.
Elle est couverte à deux pentes en tuiles plates et a dû être voutée en bois. Les fenêtres sont en plein cintre. Sur la façade, un petit campanile à jour contenait une cloche. A l'intérieur, sur le mur Sud, un  bas-relief figure les armoiries des Mayaud, Seigneurs du lieu entre le XVIème et le XVIIIème siècle.
A l'angle Sud-ouest, un pigonnier cylindrique est coiffé d'une toiture d'ardoises en poivrière, avec lucarnes à fronton triangulaire. A sa base, du coté Sud-ouest, s'ouvre une embrasure ronde pour arme à feu. Des embrasures identiques existent dans les tours de l'enceinte.
Le logis comprend, quand à lui, un bâtiment rectangulaire à rez-de-chaussée, étage et grenier couvert à quatre pentes en ardoises et un autre corps de logis, en retour sur la cour postérieur, prolongé par un fournil dont la porte est datée 1820. A l'Ouest de la cour, un vaste bâtiment contient un cellier et une grange sur de belles caves voûtées.
A l'extérieur de la propriété, au croisement de la RD8 (voir photo), se dresse un calvaire qui est probablement du XVIème siècle. Les dimensions correspondent à un nombre entier de pieds : deux pour la hauteur du socle, sept pour celle de la croix. Il est construit en pierre de taille calcaire.
Des vestiges d'anciennes activités industrielles.
Ces vestiges d'activités industrielles devenues obsolètes abritaient naguère une intense activité humaine et marquèrent le paysages :
• Le moulin neuf de Salles, le long de la Dive, avec sa roue à aubes plates
• Le moulin de Forges-Moulisme qui actionna peut- être les soufflets d'une forge à fer et qui n'est plus qu'un îlot perdu.
• Le moulin Bourgeois
• Dans des carrières délaissées, il est encore possible de voir un four à chaux du XIXe siècle
 
PATRIMOINE RELIGIEUX

 
Vitrail Sainte Radegonde (Morthemer)
 L'église Notre Dame de Morthemer   
La collégiale Notre-Dame de Morthemer est une église romane des XIe et XIIe siècles, crypte du XIVe siècle. C'est un édifice complexe. L'église était, autrefois, intégrée au château. Elle possède une nef unique de cinq travées. Le transept est dissymétrique. Le chœur est en hémicycle et il surmonte une crypte.
La crypte et le sanctuaire appartiennent à une première campagne de travaux datant du XIe siècle. Une deuxième campagne a lieu au XIIIe siècle qui voit la construction du transept, du clocher, et des voûtes de la nef. Le style gothique Français apparait à ce moment dans l'église qui est alors devenue une collégiale. L'édifice a été fortifiée au XIVe siècle. Elle a été restaurée au XIXe siècle.
Le clocher- porche est surmonté d'une flèche en pierre.
Le chevet a conservé des modillons sculptés dont certains sont ornés de visages ou de personnages en pied, montrant l'inépuisable créativité des sculpteurs romans :
  • des masques d'animaux difficilement reconnaissables. À l'époque romane, l'église, havre de paix et du salut, était largement considérée comme environnée par des forces menaçantes. L'effroi symbolique procuré par ces figures atropopaïque maintiendrait les êtres et les forces démoniaques loin de la cité divine (l'église) et ses habitants (les croyants).
  • une vache reconnaissable à ses belles cornes bien dessinées
    • un masque d'homme hurlant, toutes dents dehors. Le masque est une contrefaçon du visage humain. Il symbolise la fausseté et la tromperie.
    • Un acrobate, les jambes encadrant sa tête.
    • Une tête d'homme qu'entourent les bras de ce dernier.
    • Un chat mettant son sexe dans sa bouche : le chat est un animal satanique et maléfique.
    • Des félins ou des ours montrant leurs dents. Les félins incarnent les forces maléfiques. Le loup, en tant qu'animal féroce et vorace, symbolise le mal. Il représente les dangers du monde hostile dans lequel vivaient les paysans du Moyen Age. L'ours, avec sa faculté de se dresser sur ses pattes postérieures, fait penser à l'homme, sans pour autant, être l'ami de l'homme. L'ours signifie la violence et la cruauté, celles qui existent en chaque homme. L'ours vivant dans des grottes, il semble issu des entrailles infernales de la terre.
  • Des rouleaux
    • Le portrait d'un homme ayant une barbe très travaillée.
    La crypte est à trois vaisseaux et elle a la particularité d'abriter des peintures murales de style gothique datant du XIVe siècle. La peinture représente un Christ en Majesté sur la voûte et une Vierge à l'Enfant sur le mur est. C'est une bonne illustration du développement du culte de la Vierge à partir des années 1200. Le fond quadrillé est symptomatique de l'influence d'autres arts sur la peinture du Moyen Âge tels que les enluminures ou le vitrail. Les peintures ont été découvertes en 1978.
    La collégiale abrite deux enfeus des XIVe siècle ainsi qu'un gisant de Renée Sanglier, épouse de Mathurin Taveau, seigneur de Morthemer avant 1512. Belle Vierge à l'Enfant en bois polychromé du XVIIe siècle.
    L'église est classée Monument Historique depuis 1908.
L'église Notre-Dame de la Chapelle-Morthemer        
L'église a été construite vers la fin du XIe siècle. Elle a été ensuite remaniée et restaurée aux XIIe, XVe et XIXe siècles.
L'église a son abside classée Monument Historique depuis 1910
.

La nef est prolongée par un sanctuaire roman avec une abside en hémicycle. Des contreforts colonnes romans raidissent le chevet. Sur le chapiteau qui coiffe l'une de ces colonnes, un petit guerrier armé d'une lance tient un rameau de feuillage. Le chevet a conservé ses modillons romans.Le décor est varié :
  • des formes géométriques simples.
    • des têtes d'animaux stylisés de la faune sauvage :des félins,un loup,un renard, un sanglier ou domestique : une vache avec ses cornes sur la tête et ses petites oreilles, ou une chèvre avec sa tête plus fine que celle de la vache et surtout avec deux cornes plus délicates et plus longues. Un cochon est aussi représenté. Il symbolise la goinfrerie, la saleté, l'ignorance, la luxure et l'égoïsme.
    • de savants entrelacs se terminant par des feuilles.
    • des visages notamment une belle tête de femme.
    • des personnages en pied tel le moine présenté de face, la tête surdimensionnée, tenant dans sa main un arbre et dans l'autre un bâton.
La finesse des traits, la qualité d'exécution de l'ensemble de cette œuvre montre l'inépuisable créativité des sculpteurs romans.
Le clocher-porche est de style gothique. Il est surmonté d'une flèche octogonale en pierre. Sur ses parements extérieurs, il est possible de voir de nombreuses marques lapidaires. Le clocher renferme trois cloches. L'une d'elles date de 1696. Les deux autres sont de 1888.
L'église Saint-Hilaire de Salles-en-Toulon          
C'est une église du XIIe siècle. Elle est de style roman. Elle était l'église d'un prieuré qui dépendait de l'abbaye d'Airvault. L'église Saint-Martin a été progressivement supplantée par l'église Saint-Hilaire
.

Amputée par la démolition de sa nef, elle se réduit désormais, à son petit sanctuaire fermé par un mur moderne. Elle conserve quelques éléments de son décor sculpté et des traces de peintures anciennes.
L'église est inscrite comme Monument Historique depuis 1988 sauf pour le mur pignon ouest qui est classé Monument Historique depuis 1924.
L'église fut probablement construite au bord de la Vienne pour desservir un gué très fréquenté. L'édifice a du être construit vers les années 1100. C'est un bâtiment au plan simple : un rectangle avec un chevet plat. La nef est voutée et se compose de quatre travées inégales.
L'église est remarquable par le décor énigmatique de sa façade. La façade est romane. Elle est percée d'un portail placée entre deux arcades aveugles. Le décor se compose
• d'un Christ en Majesté, de facture grossière. Ce bas relief est encastré dans le mur pignon, au-dessus d'une petite baie
• d'un chapiteau qui représente des lions comme souvent en Poitou. Ces lions ont l'arrière train retourné. Ce chapiteau est aussi visible à l'église Saint-Pierre de Chauvigny, dans le chœur, au niveau des arcades du premier étage
• d'un chapiteau décrivant une scène de pêché originel,
• d'un relief historié, d'interprétation incertaine, a été encastré dans le faux tympan de droite.
Le bénitier est roman.
La chapelle Cubord
La chapelle est classée Monument Historique depuis 1924
La chapelle était le sanctuaire de l'ancien prieuré du XIIIe siècle de Cubord. Le prieuré est à l'abandon depuis le XVIIe siècle. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Saint-Benoit de Quinçay.
C'est une construction rectangulaire qui est couronnée par une corniche génoise à trois rangs de tuiles. Un large escalier en pierre sous auvent donne accès à un premier étage, tandis que le rez-de-chaussée abrite les caves et le cellier.A quelque mètres, un petit bâtiment abrite le four à pain et la buanderie dont le cuvier ou ponne est conservé.
De la chapelle du XIIe siècle, ne subsiste de nos jours, que le chœur rectangulaire à chevet plat. Sur la façade occidentale,est percé le portail. Il est couvert d'un arc brisé porté par des colonnes surmontées de chapiteaux romans. Le clocher plat à jours s'achève par un pignon triangulaire accosté de deux pinacles en forme de pomme de pin, symbole d'éternité.
À l'intérieur, la chapelle conserve un autel en pierre et quelques rares traces d'enduits peints sur les murs.
La chapelle du Pas-de-Saint-Martin
C'est une construction simple qui pourrait dater du XVIIe siècle.
À l'intérieur, affleure une roche présentant une cupule que la tradition populaire identifie à une empreinte laissée en ce lieu par Saint Martin.
La croix hosannière du cimetière de Morthemer
La croix hosannière est située dans le cimetière de Morthemer. Le socle de la croix est composé de trois assises de pierre de taille aux arêtes verticales adoucies par des colonnettes. Il est surmonté d'une table chanfreinée. Le fut de la croix est à base carrée. Il présente quatre colonnes groupées. Ces dernières sont surmontées de chapiteaux allongés qui présentent trois rangées de feuilles pointues en faible relief. La croix hosannière est de style roman tardif.
La croix hosannière tire son nom de l'hébreu "hosanna" qui est le premier mot d'une hymne chantée le jour des Rameaux. Il était de tradition, pour les villageois de Morthemer de se rendre en procession jusqu'au cimetière ce jour-là. Les villageois se réunissaient au pied de ce calvaire pour chanter l'Hosanna.
C'est une des plus belles croix du pays chauvinois.
Elle est inscrit comme Monument Historique depuis 1986
L'église Saint Martin de Saint Martin la Rivière     
Avant la révolution, la cure de Saint Martin était au chapitre de Morthemer. Il existait une église qui a été démolie en 1896. De celle ci n'est connue que la façade qui avait la forme d'un rectangle surmonté d'un pignon triangulaire, sommé par un clocher carré à flèche pyramidale.
 Le portail central, à trois archivoltes en arc brisé, était accompagné à droite et à gauche, d'arcades aveugles. Le style de l'ensemble se rapportait à la fin du Roman (XIII ème siècle).
La construction de l'édifice actuel a commencé dès la destruction de l'ancien et s'est achevé en 1898. La nouvelle église est de style néo-gothique. L'église comprend un clocher en oeuvre avec tribune, un vaisseau unique de cinq travées, deux chapelles formant un faux transept et un sanctuaire garni d'un maître-autel richement exécuté. 

 

PATRIMOINE NATUREL

La commune de Valdivienne comprend trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique représentant 4% de la surface de la commune :
  • Le bois de Mazère.
  • La vallée de l'Aubineau.
  • Le coteau du Peu.
Le bois de Mazère
A quelques kilomètres au sud de Chauvigny, le bois de Mazère est une zone d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle englobe un coteau boisé situé sur le rebord du plateau qui domine la rive droite de la vallée de la Vienne d'une quarantaine de mètres.
Le substratum sédimentaire est recouvert ici de "terre de groie", un sol argilo-calcaire peu profond formé sur les argiles issues de la décalcification des calcaires jurassiques durs sous-jacents.Ces sols et le climat régionale caractérisé par un climat océanique tempéré, ont généré un boisement caractérisé par une chênaie mixte dominée par le chêne pubescent, mêlé d'alisiers et d'érables et de quelques pins sylvestres introduits par l'homme. Les arbustes sont représentés par le Troène, la Viorne lantane et la Garance qui occupent une place prépondérante.
Comme fréquemment dans les chênaies pubescentes, le peuplement arboré est troué de petites clairières qui contribuent à multiplier le linéaire de lisières internes et où se développent des pelouses sèches à l'aspect ras et peu productif mais d'un grand intérêt botanique. Ainsi, la flore rassemble un riche cortège de plantes thermophiles, parmi lesquelles un remarquable peuplement d'orchidées. Si certaines d'entre elles, comme les ophrys au curieux labelle imitant divers insectes, sont assez répandues dans la région, d'autres ont une répartition beaucoup plus limitée : c'est le cas de deux espèces du genre Epipactis : l'Epipactis à petites feuilles et l'Epipactis de Müller. Ces deux plantes sont très rares et disséminées dans l'ensemble de la région du Poitou-Charentes, où elles bénéficient d'une protection officielle. Les ourlets chauds et secs du bois s'ornent également, au mois de juin, de la présence de plusieurs centaines de pieds de Céphalanthère rouge, une magnifique orchidée aux corolles d'un rose profond qui voisine localement avec l'étonnant Limodore, une autre espèce d'orchidée, quasiment dépourvue de chlorophylle et vivant en saprophyte sur les racines de divers végétaux. Toutes ces espèces rares ou spectaculaires poussent ici en compagnie de nombreuses autres plantes thermophiles affectionnant les sols secs et les climats ensoleillés qui, bien que moins rares, contribuent néanmoins à constituer des lisières fleuries d'une grande diversité floristique et d'une grande qualité esthétique : lins, hélianthèmes,épiaires, germandrées, coronilles...

logo

MAIRIE DE VALDIVIENNE
29, Route de Lussac
86300 VALDIVIENNE

05 49 56 30 26

   

logo vienne logo public logo aquit logo vienne

Paramétrages de cookies

×

Cookies fonctionnels

Ce site utilise des cookies pour assurer son bon fonctionnement et ne peuvent pas être désactivés de nos systèmes.
Ils ne sont utilisés pas à des fins publicitaires.

 

Contenus interactifs

Ce site peut utiliser des composants tiers, tels que Google NotAllowedScript62c2021bd2e79Maps, Calaméo, NotAllowedScript62c2021bd3361ReCaptcha V2 ou NotAllowedScript62c2021bd3361ReCaptcha V3, qui éventuellement déposent des cookies.

Si vous décider de bloquer ces composants, les contenus liés ne s’afficheront pas.

Réseaux sociaux/Vidéos

Ce site peut utiliser des composants de réseaux sociaux ou de vidéos qui exploitent des cookies.

Ils permettent d’améliorer la convivialité et la promotion du site grâce à différentes interactions sociales.

Si vous décider de bloquer ces composants, les contenus liés ne s’afficheront pas.

Session

Veuillez vous connecter pour voir vos activités!

Autres cookies

Ce CMS Joomla peut utiliser des cookies de gestion (par exemple : les sessions utilisateurs).